Pokerstar, Fulltilt font face au FBI

 Les 16 et 17 avril 2011 resteront sans doute longtemps dans la tête des joueurs de poker en ligne, surtout aux États-Unis. Les leaders du poker viennent en effet d'être fermées par le FBI.
Leurs propriétaires sont accusés de blanchiment d’argent, de fraude bancaire et d’infraction aux jeux de hasard. Le préjudice subit s’élèverait à plus de trois milliards de dollars. Le FBI a condamné l’accès à ces sites sur le territoire américain. Il a agi sous la direction du procureur du district sud de New York, Preet Bharara.
A l'origine de ce coup de filet, un homme : Daniel Tzvetkoff. Arrêté en 2009 pour les mêmes chefs d’accusation, il aurait vendu ses informations sur les 11 accusés dans cette affaire, contre sa liberté.

Aujourd’hui, le département américain de la justice fait main basse sur les comptes bancaires de ces sites. En tout, 75 comptes éparpillés dans 14 pays. Dans le même temps, Pokerstars et Full Tilt Poker assurent que les fonds des joueurs américains sont conservés en toute sécurité. Les membres de ces deux sites peuvent d’ailleurs retirer leurs fonds bien qu’il subsiste quelques difficultés techniques, selon le site RDS.ca.
 
Tous les sites sont actuellement fermés et le FBI affiche le message ci-dessus sur leur page d’accueil. De plus tous les noms de domaine des trois sociétés ont été saisis par la justice, et le bureau fédéral d’investigation a gelé 80 comptes bancaires dans 15 pays.
La communauté du poker en ligne est sous le choc aux Etats-Unis et on peut comprendre : ils seraient plusieurs millions d’américains à jouer en ligne.
Les comptes des sociétés ayant été bloqués, de nombreux joueurs professionnels, semi-professionnels ou sous contrat risquent quelques problèmes de trésorerie dans les semaines à venir. Les plus petits comptes sont évidemment concernés aussi. Plusieurs tournois sont également en danger. En effet, les sites saisis étaient parmi les principaux sponsors des scènes majeures du poker, à commencer par les WSOP, les championnats du monde.
Dans le reste du monde, la situation est variable d'un point de vue légal et ne devrait pas, en soi, poser de quelconque problème.  Reste que la répartition des revenus selon les pays n'est pas du tout la même pour tout le monde. Ainsi, si PokerStars dispose d'une excellente couverture mondiale, FullTilt était très concentré sur les USA et sa survie n'est pas assurée.

En France, c'est finalement la loi de mai 2010 et la création de  l'ARJEL, tant décriées à leur création, qui devraient stabiliser la situation en ayant instauré un cadre légal clair et précis.

 

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